La librairie des rêves suspendus

Par Emily BLAINE

Editeur : Harlequin

Romance

Date de parution : 5 juin 2019

Ma cote : 8 / 10

EN 10 lignes, max ! (Présentation du livre par frconstant)

Sarah achète de manière compulsive des livres d’occasion. Sa librairie, loin de Paris, connaît des fins de mois difficiles. Les lecteurs ne se pressent guère et le bâtiment se déglingue de partout. Maxime, issu d’un milieu rural est empli d’une colère aussi vieille que virulente. Lui vit à Paris où il est devenu, avec sa gueule de cabossé, un acteur autant adulé du public que connu de la police pour sa violence et ses dérapages. Il doit en répondre devant le juge. Muni d’un bracelet, il purgera discrètement une peine de travaux utiles… On s’en doute, c’est chez Sarah qu’il atterrit, se met à la plomberie, la peinture et au montage de nouvelles étagères. Mais leurs rêves sont différents, leur mode de vie aussi. Rien ne devrait coller entre eux. Pourtant…

Ce roman feel- good mise sur la vérité de chacun, seule capable de forcer le changement et de faire grandir l’un et l’autre…  

Ma critique :

Je découvre  #LaLibrairieDesRêvesSuspendus  dans le cadre du #ChallengeNetGalleyFrance 2019. Merci à NetGalley et aux éditions Harlequin pour la confiance offerte.

La romance est plaisante et respecte en tous points les codes du genre ‘feel good book’. Comme il se doit, le livre est censé faire du bien aux lecteurs, soit en permettant une échappée du quotidien conventionnel, soit en laissant mûrir la douce pensée que poursuivre ses rêves, mêmes compliqués, est une bonne manière de se réaliser. Les personnages misent sur un optimisme débordant et s’appuient, in fine, sur la certitude qu’il est possible de vivre de belles rencontres bien au-delà des différences. L’à-venir appartient à qui se l’approprie !

« La librairie des rêves suspendus » apporte effectivement une détente après d’autres lectures plus lourdes, plus marquées par la noirceur d’un monde et les questions soulevées sans pour autant être toujours résolues.

Avec « La librairie des rêves suspendus », Emily Blaine propose aux lecteurs de s’ouvrir à quelques ‘valeurs gentilles’ telles que l’acceptation de l’autre, le refus de l’emprisonner sous des étiquettes réductrices, la fidélité en amitié, la volonté d’aider les autres et de vivre une convivialité gratuite. Bien que très profondes dans la réalité, elles semblent, ici, relever d’une pensée magique, coup de baguette d’une fée Chance qui règle tout. Mais ces valeurs campent bien les personnages et font avancer une histoire dont la seule prétention est de distraire.  Les amateurs du genre dévoreront ces pages, les autres les liront avec facilité et plus que probablement plaisir.

Ce qu’en dit l’éditeur :

Découvrez le nouveau roman inédit d’Emily Blaine !  

Entrez dans un monde où tout devient possible…

Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus  mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de  bad boy  que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…  Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir  : celui de vivre leurs rêves.   

A propos de l’auteur:

Révélée par la série phénomène « Dear you » et confirmée par le succès de chacun de ses nouveaux titres,  Emily Blaine  est devenue, avec 500 000 exemplaires vendus, la reine incontestée de la romance moderne à la française. Bretonne de coeur et parisienne d’adoption, elle envisage l’écriture comme un plaisir et, malgré son succès impressionnant, met un point d’honneur à rester proche de ses lectrices et à ne pas se prendre trop au sérieux.

L’âme du violon

Roman de Marie CHARVET

Edition: Grasset

ISBN: 9782246816072

Ma cote: 8 / 10

#LâmeDuViolon #NetGalleyFrance

En 10 lignes, max! (Présentation du livre par frconstant)

L’âme du violon est un premier roman publié chez Grasset et signé Marie CHARVET. Fluide et addictive, son écriture nous prend par la main pour nous conter l’histoire de quatre personnages: un luthier du XVIIe siècle, un Tzigane des années 30, une artiste peintre en devenir et un businessman New-Yorkais qui se laisse dévier de sa seule recherche de performances professionnelles pour vibrer à la musique classique et au timbre d’un violon qui pourrait être de ce luthier précité. Un parcours qui invite à se nourrir des rêves et de la pratique de nos artisans pour, enfin, avoir quelques raisons de vivre. Un hymne aux rêves, les nôtres peut-être, qu’il ne tient qu’à chacun de réaliser.

Ma critique:

L’âme de ce premier roman est le violon. Premier personnage d’un roman choral qui entremêle la vie d’un luthier d’exception du XVIIe siècle, celle d’un jeune rom des années 1930 ayant pour seules richesses son violon et le goût de l’aventure musicale, Lucie, promesse d’artiste peintre de nos jours mais prenant beaucoup de retard dans la réalisation de tous ses projets et Charles, PDG de New-York qui développe une passion pour la musique qui touche l’âme et pour les violons anciens du luthier Giuseppe déjà cité.

Le lecteur voyage du XXVIIe siècle à nos jours, s’émeut de la force vitale qui animait les artisans luthiers, aime à croire au rêve de reconnaissance d’une artiste bohême qui a encore tout à prouver et vibre à la vivacité, mieux, la vitalité qui habite la musique manouche et le jazz qui s’en est nourri et la soif de trouver une musique qui fait vibrer le coeur d’un chef d’entreprise habitué à sillonner le monde pour affaires.

L’histoire tient-elle la route? Les personnage sont-ils crédibles? Peu importe. Ce qui compte c’est la proximité que le lecteur peut développer avec cet artisanat que l’on reconnait enfin, cet espoir d’évasion, de réalisation que vivent nos deux artistes, rom et bohême. Et puis, face à tous ces battants de l’Entreprise et de la Haute Finance, qu’il est bon de pouvoir rêver à un chef d’entreprise capable de se laisser toucher par la musique au point d’organ

L’âme de ce premier roman est le violon. Premier personnage d’un roman choral qui entremêle la vie d’un luthier d’exception du XVIIe siècle, celle d’un jeune rom des années 1930 ayant pour seules richesses son violon et le goût de l’aventure musicale, Lucie, promesse d’artiste peintre de nos jours mais prenant beaucoup de retard dans la réalisation de tous ses projets et Charles, PDG de New-York qui développe une passion pour la musique qui touche l’âme et pour les violons anciens du luthier Giuseppe déjà cité.

Le lecteur voyage du XXVIIe siècle à nos jours, s’émeut de la force vitale qui animait les artisans luthiers, aime à croire au rêve de reconnaissance d’une artiste bohême qui a encore tout à prouver et vibre à la vivacité, mieux, la vitalité qui habite la musique manouche et le jazz qui s’en est nourri et la soif de trouver une musique qui fait vibrer le coeur d’un chef d’entreprise habitué à sillonner le monde pour affaires.

L’histoire tient-elle la route? Les personnages sont-ils crédibles? Peu importe. Ce qui compte c’est la proximité que le lecteur peut développer avec cet artisanat que l’on reconnait enfin, cet espoir d’évasion, de réalisation que vivent nos deux artistes, rom et bohême. Et puis, face à tous ces battants de l’Entreprise et de la Haute Finance, qu’il est bon de pouvoir rêver à un chef d’entreprise capable de se laisser toucher par la musique au point d’organiser son agenda pour cette passion … et de se réaliser enfin!

Ce premier roman de Marie CHARVET, à la plume fluide et très facile à suivre malgré une construction non linéaire, est une invitation à relier notre histoire à celles de ceux qui nous ont précédés et une ouverture aux passions possibles, qu’elles soient professionnelles, artistiques ou qu’elles fassent sonner la fibre de notre richesse patrimoniale que sont les arts et toutes les formes d’expression qui ont traversé l’Histoire.

iser son agenda pour cette passion … et de se réaliser enfin!

Ce premier roman de Marie CHARVET, à la plume fluide et très facile à suivre malgré une construction non linéaire, est une invitation à relier notre histoire à celles de ceux qui nous ont précédés et une ouverture aux passions possibles, qu’elles soient professionnelles, artistiques ou qu’elles fassent sonner la fibre de notre richesse patrimoniale que sont les arts et toutes les formes d’expression qui ont traversé l’Histoire.

Un roman à lire pour le plaisir, pour la satisfaction de redécouvrir des racines.

Ce qu’en dit l’éditeur:

Un vieux luthier Italien au XVIIème siècle, un tzigane orphelin qui vit de sa musique sur les chemins de la France des années 30, une jeune femme bohème qui rêve de voir un jour ses toiles exposées dans le Paris contemporain et un PDG infatigable dont le cœur n’est touché que par les airs classiques qui résonnent dans son bureau new-yorkais  : si différents soient-ils, ces quatre personnages ont en commun, un objet, le violon.

Giuseppe lui a consacré sa vie, penché sur son établi jour après jour pour le compte d’un célèbre atelier italien  ; un drame va le pousser à sortir de sa solitude et à transmettre son art à un jeune apprenti pour tenter de réaliser l’instrument parfait. Lazlo joue sans cesse de celui qu’il a reçu en seul héritage  ; son incroyable talent lui permet d’en vivre et d’espérer un jour gagner cette Amérique dont on lui parle tant, et vers laquelle on le suivra. Lucie se voit obligée de reprendre sa vie en main pour vendre l’instrument que sa grand-mère musicienne lui a confié afin de lui permettre d’acheter le matériel nécessaire à la préparation de sa première exposition. Un projet qui la mènera de Londres à Vichy, mais surtout loin de ses peurs. Et Charles se met à enquêter sur les traces de violons mystérieusement signés pour conquérir une musicienne qui a su, par son art, ré-enchanter son existence jusqu’ici réduite à des chiffres et des contrats. Il redécouvrira dans cette aventure les plaisirs simples de joies qui ne s’achètent pas.

De 1630 à nos jours en passant par l’entre-deux guerres, de la Lombardie aux gratte-ciels de New-York en passant par Paris et la Camargue, Marie Charvet lie ces quatre destins pour révéler l’âme d’un violon unique qui changera à jamais la destinée de nos quatre personnages.

En lutherie, l’ « âme du violon » désigne l’ultime pièce que dépose l’artisan au cœur de l’instrument et qui détermine sa sonorité et sa vibration. Dans ce roman choral, musical et léger, conçu comme une fugue à quatre voix et dont les chapitres déroulent en alternance les vies de chaque personnage, elle permet à l’auteur de faire résonner ensemble trois époques, plusieurs cultures et d’accorder ces destins bouleversés par un même instrument.

Six ans déjà

De Harlan COBEN

Edition: Pocket

ISBN: 9782266253208

Ma cote: 3 / 10

Ma critique:

Je m’étais donc promis de lire un deuxième livre de cet auteur. Comme souvent, quand une pre Six ans ont passé depuis que Jake a vu Natalie, la femme de sa vie, en épouser un autre. Six ans à lutter contre lui-même pour tenir sa promesse de ne pas chercher à la revoir. Et puis un jour, une nécro : Natalie est veuve. Et soudain, l’espoir renaît. Mais aux funérailles, c’est une parfaite inconnue qui apparaît. Où est Natalie ? Pourquoi s’est-elle évaporée six ans plus tôt ? Jusqu’où lui a-t-elle menti ? Déterminé à retrouver celle qui lui a brisé le coeur, Jake va devenir la proie d’une machination assassine. Et découvrir qu’en amour, il est des vérités qui tuent.
Tension meurtrière, fausses pistes, rebondissements à la pelle ; un chef-d’oeuvre de suspense et d’émotions, une plongée au bout de l’angoisse par le maître de vos nuits blanches. mière découverte ne me plaît pas, j’essaye de livre une autre production de l’auteur afin de me faire une idée plus judicieusement tranchée et définitive sur l’intérêt de le suivre. Je reconnais que ce Harlan Coben est présenté par certains comme un incontournable de la catégorie Thriller.

Après avoir lu « a quelques secondes près », et voulant mieux percevoir la place que Harlan COBEN pouvait revendiquer dans ma bibliothèque, je me suis attaqué à « Six ans déjà ».
Un livre redoutable! … redoutablement insipide et insignifiant! En effet, COBEN écrit très bien …mais c’est toujours du COBEN, sans plus. Il se livre en courtes phrases. Abuse d’apartés réclamant l’approbation du lecteur. Surenchérit avec des références de lectures ou de films nanars tirés de sa mémoire et noie ce qu’il vit dans le fatras de ces ornements littéraires qui n’embellissent en rien l’ouvrage et l’alourdissent considérablement.

Pourtant, je lui reconnais la capacité de créer des intrigues de départ, vraies boules de noeuds impossible à démêler… J’en redemande, des pareilles! Encore faut-il pouvoir s’en sortir avec un travail de logique implacable, sans tomber dans l’invraisemblance. Or, ses attaques, poursuites ou fuites, toutes plus héroïques les unes que les autres, sont un chef d’oeuvre de construction de récit aussi haletant qu’impossible, aussi grand guignolesque que peu crédible et autant nourri d’une trame peu solide que d’un tissu d’invraisemblances. Bien sûr, le héros Cobéen s’en tire toujours. Il est héroïque. Mais chaque fois que, miraculeusement, il parvient à s’extraire d’une impasse c’est pour replonger tout aussi tôt dans un fossé Et, bien sûr, pour le sortir de là, l’auteur devra encore puiser dans sa réserve de miracles et développer une ‘imagination débordante pour relancer le Héros dans une juste quête!

Face à un tel récit à pénétrer et comprendre, le lecteur que je suis éprouve des difficultés à persister et à aller jusqu’au bout du livre. Ceux qui le font méritent bien, à mes yeux, le titre de héros d’un bouquin qui les torture depuis tant et tant de pages déjà. Moi, après avoir lu, je fais partie des héros fatigués … Si j’ai été jusqu’au bout, c’est par devoir, par engagement pris vis-à-vis de moi-même.

Le deuxième ouvrage lu sera le second, il n’y aura pas de troisième! Je pense que l’auteur pourrait développer une écriture plus dense, mettant en présence des personnalités beaucoup plus fines, plus riches en caractères subtils qui demandent à être suivies de long chapitres durant avant que de pouvoir en deviner les contours et la vraie place qu’elles sont amenées à prendre dans l’intrigue, le récit, et la complexité de son dénouement.

Déçu… mais je reste persuadé que Harban COBEN peut mieux faire!

Ce qu’en dit l’éditeur:

Six ans ont passé depuis que Jake a vu Natalie, la femme de sa vie, en épouser un autre. Six ans à lutter contre lui-même pour tenir sa promesse de ne pas chercher à la revoir. Et puis un jour, une nécro : Natalie est veuve. Et soudain, l’espoir renaît. Mais aux funérailles, c’est une parfaite inconnue qui apparaît. Où est Natalie ? Pourquoi s’est-elle évaporée six ans plus tôt ? Jusqu’où lui a-t-elle menti ? Déterminé à retrouver celle qui lui a brisé le coeur, Jake va devenir la proie d’une machination assassine. Et découvrir qu’en amour, il est des vérités qui tuent.
Tension meurtrière, fausses pistes, rebondissements à la pelle ; un chef-d’oeuvre de suspense et d’émotions, une plongée au bout de l’angoisse par le maître de vos nuits blanches.

A quelques secondes près

De Harlan Coben

Edition: Fleuve Noir

ISBN: 9782265092518  

Ma cote: 2 / 10

Ma critique

« A quelques secondes près » de Harlan COBEN … se laisse lire, sans plus. Il ne m’a pas ennuyé, mais il ne m’a pas passionné non plus. Une structure de récit assez conventionnelle, quelques bonnes questions sur la difficulté de décider quand il est bon de faire confiance et à qui; quand il est juste et bon de mentir et à quel prix… Questions existentielles chez les ados (pas toujours résolues, par ailleurs, chez les adultes). Mais à part cela, peu d’ampleur et de rebondissements dans l’histoire. Un livre dont j’oublierai probablement assez vite le contenu.

Et donc, pour ma part, je ne suis demandeur de suite. Le club des cinq ou le clan des sept m’ont fait rêver d’aventures quand j’étais gamin … mais je ne le suis plus. Je préfère des polars un peu plus consistants en intrigues et personnages.

Par honnêteté intellectuelle, je me donnerai encore l’occasion de découvrir l’un ou l’autre roman de cet auteur pour confirmer (ou infirmer) ma première impression… Mais je n’en ferai pas une priorité de lecture.

Ce qu’en dit l’éditeur:

Chez les Bolitar, enquêter est une affaire de famille.

À 16 ans, Mickey Bolitar a déjà vécu son lot de tragédies : la disparition de son père, les difficultés de sa mère à surmonter le choc, l’installation chez son oncle Myron avec qui il ne s’entend pas. Des questions sur le passé de ses parents et sur ce qui est vraiment arrivé à son père le taraudent. Et le cauchemar ne s’arrête pas là. Ce matin, ce sont les policiers qui le réveillent pour lui apprendre une terrible nouvelle : son amie Rachel a été prise dans une fusillade. Il doit absolument découvrir ce qui lui est arrivé. Pour cela, il peut compter sur le soutien de l’énigmatique Ema et du déjanté Spoon.
Comme son oncle Myron, Mickey ne renonce jamais quand il est question d’aider les siens, mais comment les protéger s’il ignore de qui et de quoi exactement ?

A propos de l’auteur:

Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a rencontré un succès immédiat dès ses premiers romans, tant auprès de la critique que du public. Il est le premier écrivain à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis. Il est l’auteur notamment de Ne le dis à personne (Belfond, 2002) qui a remporté le prix des Lectrices de ELLE et a été adapté avec succès au cinéma par Guillaume Canet. Il poursuit l’écriture avec plus d’une quinzaine d’ouvrages dont récemment Sans laisser d’adresse (2010), Sans un adieu (2010), Faute de preuves (2011), Remède mortel (2011) et Sous haute tension (2012), publiés chez Belfond. Ses livres, parus en quarante langues à travers le monde, ont été numéro un des meilleures ventes dans plus d’une douzaine de pays. Avec la série des Mickey Bolitar, il s’essaie désormais à la littérature pour jeunes adultes.

Double six

De Emmanuel Trédez

Edition: Didier Jeunesse

Illustration: Mary-Gaël Tramon

ISBN: 9782278091805

Ma cote: 10 / 10

En dix lignes, max! (Présentation du livre par frconstant)

Double six est un roman Didier Jeunesse qui tient son rôle. Faire découvrir aux pré-ados (9-12 ans) un monde qui bientôt sera le leur. Il ouvre aux questions qui se posent à cet âge: les copains, le mensonge, la remise en question de tout quand débarque un ‘premier amour’ et la difficulté de le vivre sereinement par manque de connaissance des codes relationnels. L’écriture, simple, fluide mais efficace de Emmanuel Trédez qui fait intervenir deux policier en plein cours de math, dédouane les jeunes de la brutalité d’un effet-miroir du récit et introduisant un pseudo-policier qui permet de garder distance et de réfléchir aux questions des héros alors, qu’en fait, elles sont bien celles du lecteur. Une belle réussite Jeunesse!

Ma critique:

« Double six » .  Ce roman publié chez Didier Jeunesse, signé Emmanuel Trédez et illustré par Mary-Gaël Tramon remplit la mission de cette catégorie destinée à proposer aux jeunes pré-ados des lectures qui parlent d’un monde qui sera bientôt le leur.

Tous les ingrédients y sont. Des personnages assez faciles à cerner, des caractères issus d’un même monde mais suffisamment tranchés pour qu’un choix, une préférence, à tout le moins une conscience de la différence s’opère.

Au centre, Hadrien, comme l’empereur ! – lisez : ’s’écrivant avec un H comme l’empereur romain’  – est un garçon qui revendique la position de leader dans sa classe. Et, c’est un fait, il est reconnu sans pour autant être accepté par tous. La réussite engendre aussi des jalousies.  Comme il est brillant en tout, il peut se revendiquer l’amis de condisciples très différents. Mais, depuis peu, il y a un changement de cap pour Hadrien, un nouveau centre d’intérêt. Il découvre que Midori, copine de classe qui n’était alors qu’une fille devient bien plus présente à son esprit. La découverte de l’autre n’est pas simple à gérer, même pour un leader !

L’histoire se satisfait d’un cadre se limitant au microcosme qu’est l’école vivant sur elle-même. Comme si les adultes n’existaient pas ou si peu, on est bien dans le modèle consensuel des ados.

Mais des questions se posent. Midori apprécie cette nouvelle proximité avec Hadrien. Pourtant, elle ne le reconnaît  pas d’un jour à l’autre. Pourquoi réagit-il de la sorte ? Comment doit-elle s’y prendre ? Comment fait-on quand on s’embrasse ? Peut-on ? Jusqu’où ? Tout est si nouveau et personne dans son entourage familial ne lui a jamais rien dit de ces choses. Et lui, que veut-il ? Est-ce elle qu’il a choisie ou ne cherche-t-il qu’à paraître ?

D’autres élèves aussi s’interrogent. Comment peut-on apparaître, à ce point, excellent en tout ? Ce n’est pas possible, il doit tricher ! Qui est-il, un imposteur, un traître ou un super crac ?

L’arrivée en classe de deux policiers ajoutera un peu de piment et laissera croire aux jeunes qu’ils lisent un policier, leur permettant, de la sorte, de mettre un peu de distance entre eux et les personnages de l’intrigue. Confortable !

En fait, avec une plume lisible, rythmée et prête à épouser les états d’âme des pré-ados, Emmanuel Trédez raconte ici, plus qu’il ne décortique, ces regards caméléons entre jeunes mi-enfants, mi-adultes. Envieux ou admiratifs, complices ou opposants, amis un jour, ennemis le lendemain, ces germes d’avenir en passe de devenir adultes parlent trop ou se taisent, agissent ou esquivent, intriguent, observent et surtout s’interrogent sur les réponses à donner à des questions qu’ils n’avaient pas nécessairement envie de soulever. Est-on seulement prêts un jour à basculer d’un âge à l’autre ?

Ce livre est celui d’un bouillonnement des sentiments. Il évoque un temps où la vibration des cœurs rythme les pulsions de vie. Un livre qui ouvre à la discussion et aux échanges avec le vrai monde… si tant est que les adultes créent les occasions pour le faire sans brimer et réduire l’affect de leurs grands enfants. 

J’ai aimé ce livre qui prend une juste place dans sa catégorie. Merci à #Double6 #NetGalleyFrance .  Un livre qui trouve parfaitement sa place dans la collection Didier Jeunesse.  

Ce qu’en dit l’éditeur:

Bagarreur et frimeur un jour, timide le lendemain… Qui est vraiment Hadrien ? Quand deux policiers font irruption en cours de maths, c’est la panique : le collégien a disparu et ses copains doivent témoigner ! Capable de jouer ses décisions sur un coup de dés, le garçon semble cacher bien des secrets… et il n’a pas fini de nous surprendre.

Dette de sang

De Kevin Wignall

Edition: Amazon publishing France

Catégorie: Fiction adulte / Policier- Thriller

Ma cote: 4 / 10

En 10 lignes, max! (Présentation du livre par frconstant)

Dette de sang met en scène Ella Hatto qui voit se désagréger le moment sympa qu’elle pensait partager avec son petit ami, tous deux profitant d’une terrasse de café chauffée par un soleil de Toscane. Brusquement, des armes se précipitent. Elles n’ont pas le temps de tirer. Ella est exfiltrée par un garde de corps, chargé de mission par son père. Mais qui donc est ce père qui a lui-même été assassiné ainsi que sa femme et son fils? Et tout va s’enchaîner. La jeune Ella veut comprendre qui a tué ses parents, son frère. Qui a donné les ordres? De quémandeuse de vérité, Ella deviendra assoiffée de vengeance. Perdra-t-elle le sens des limites? Ira-t-elle jusqu’au bout aux commandes d’une véritable machine à tuer?

Ma critique:

Dette de sang, à mon sens, est un thriller qui ne tient pas vraiment la distance. Plus exactement, le scénario ne se montre pas à la hauteur de la caricature de son tueur. Sympathique à faire peur, redoutable d’efficacité, ce dernier excelle dans la compréhension des situations. Mais il veut quitter le métier. Il voudrait revenir à une vie de famille… pouvoir serrer sa fille dans ses bras. Comment va-t-il gérer la dette qu’il estime avoir vis-à-vis du père d’Ella? Quand tout s’emballera, Ella, assoiffée de vengeance, prendra une direction qu’il ne veut suivre. Que fera-t-il? Initialement écrit en anglais, le roman a été traduit en français pour cette publication. La faiblesse apparente de l’écriture est-elle due à cette traduction ou, à l’origine, le texte manquait-il déjà d’une fluidité de langage qui aurait assuré une lecture addictive? C’est, somme toute, l’aspiration attendue pour un roman qui se revendique thriller. Déçu donc par cet opus dont, par ailleurs, j’avais deviné la quasi-totalité des événements sensés ponctuer l’histoire. Dommage! Merci cependant à #DetteDeSang #NetGalleyFrance pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Ce qu’en dit l’éditeur:

Assise à une terrasse de café ensoleillée d’une petite ville de Toscane, en compagnie de son petit ami, Ella Hatto profite du calme estival et de la beauté des lieux. Son plaisir sera de courte durée, et l’inconnu qui l’observe de loin le sait très bien. Entraînée brusquement dans une spirale infernale qui vient d’emporter ses parents et son frère, Ella doit tirer un trait sur ses projets et ses rêves d’une vie normale. Si elle veut survivre, il lui faudra se montrer forte et impitoyable face à cet ennemi invisible. Avec l’aide de Lucas, un tueur à gages au passé trouble, pourra-t-elle assouvir sa soif de vengeance ?

Kevin Wignall est un écrivain anglais né à Bruxelles en 1967. Fils de militaire, il a passé de nombreuses années dans différents pays d’Europe, avant d’étudier la politique et les relations internationales à l’université de Lancaster. Il devient écrivain à plein temps après la publication de son premier livre, People Die (2001). Parmi ses autres romans, on citera L’Homme sans passé paru aux éditions AmazonCrossing en 2017, ou encore son dernier roman, encore inédit en français, To Die in Vienna (2018). Dette de sang a été porté à l’écran par Jonathan Mostow, avec Sam Worthington et Odeya Rush, sous le titre The Professional (The Hunter’s Prayer). Il est sorti dans les salles en 2017.

Tangerine

de Christine MANGAN

Edition: Harper Collins

ISBN: 9791033902270

Parution: 02/05/2019 (version française)

Ma cote: 8 / 10

En 10 lignes, max! (Présentation du livre par frconstant)

« Tangerine », un roman noir, noir comme le fond des êtres. Un souffle capable de détruire chacun et les autres. Un roman qui se nourrit de ce doute qui s’installe, s’enracine, vrille et tenaille les coeurs. Difficile de penser au présent et à l’avenir. Impossible de panser le passé et ses déchirures, ses manquements, ses peurs et ses fuites. Alice et Lucy se cherchent, veulent se perdre, se sauver, se créer un à-venir… Mais est-ce possible quand les repères s’estompent, que la lumière de la ville ne brille plus et que la flamme de tout espoir vacille au vents contraires des manipulations? Un froid glacial tombe sur une amitié et se perd dans les ruelles de Tanger! Un roman qui tient ses promesses.

Ma critique:

Curieux roman que ce « Tangerine » signé Christine Mangan. A la fois plaisant, questionnant, révoltant, voire irrecevable. Alice et Lucy sont amies depuis toujours. Toujours ? Pas sûr, mais elles ont un tel passé de connivences ! Connivences ? Ou manipulation ? Le lecteur tâchera de trancher en suivant leurs histoires qui s’imbriquent l’une dans l’autre, se consolident ou s’entrechoquent.

En situant le présent de l’ouvrage à Tanger (d’où le titre Tangerine, de Tanger), l’autrice nous propose une vision d’une ville bouillonnante et secrète. Un curieux voyage au cœur d’un extérieur qui vit autant que semble dépérir l’intérieur de Alice. C’est là que Christine Mangan nous questionne. Que penser d’un tel mode de vie bardé d’allégeance et de repli de l’une alors que l’autre s’octroie toutes les libertés ? Peut-on, doit-on aider l’une à sortir des griffes d’un tel époux ? Lucy a-t-elle de bonnes raisons de vouloir les séparer et de fuir avec sa complice Alice ?

Plus d’une fois, le lecteur aura envie de distribuer des baffes et claques au mari. Mais pas seulement !  Tout, dans ce roman, n’est que duperies, machinations, mensonges et exploitation de l’autre à des fins peu avouables. 

Ne pouvant guère se ranger exclusivement du côté de l’un des personnages, pas plus que des valeurs activées par ces derniers pour arriver à leur faim, le lecteur se laissera emmener et distraire par les subtilités rocambolesques d’une écriture qui manipule, avec doigté, les défauts de l’âme humaine au point de créer une intrigue qui sublime la malveillance… Un récit qui tient ses promesses ! Merci #Tangerine #NetGalleyFrance

Ce qu’en dit l’éditeur:

Tanger, 1956. Alice Shipley n’y arrive pas. 
Cette violence palpable, ces rues surpeuplées, cette chaleur constante : à croire que la ville la rejette, lui veut du mal. 
L’arrivée de son ancienne colocataire, Lucy, transforme son quotidien mortifère. Ses journées ne se résument plus à attendre le retour de son mari, John. Son amie lui donne la force d’affronter la ville, de sortir de son isolement. 
Puis advient ce glissement, lent, insidieux. La joie des retrouvailles fait place à une sensation d’étouffement, à la certitude d’être observée. La bienveillance de Lucy, sa propre lucidité, tout semble soudain si fragile… surtout quand John disparaît. 
Avec une Tanger envoûtante et sombre comme toile de fond, des personnages obsessionnels apprennent à leurs dépens la définition du mot doute. 

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau