C’est si peu dire…

Les mots n’étant que des mots, leur vérité est au-delà. Dans ce qu’ils taisent, ne peuvent traduire. Trop chiches pour dire le beau, les mots tombent à plat incapables de donner écho aux silences qui hurlent en moi.

Comment dire la terre et le feu, l’air et l’eau qui fondent l’amour? Les mots parlent si peu devant la force d’un toujours. Comment évoquer ce feu mijotant au quotidien ce bonheur qui nous réchauffe tous deux alors que nous courtise le malheur? Et comment traduire la Terre? Elle nous porte, nous façonne, porte l’espoir en mère et permet qu’on la moissonne. Et comment siffler ce vent qui toujours, l’un à l’autre, nous mène? Qui, au-delà des crachats du temps, se fait complice de nos coeurs qui s’aiment.
Je voudrais tant nommer la source qui nous lave de nos peurs et qui, en nous, en douce, donne cours à ce torrent de bonheur…
Mais les mots n’étant que des mots, leur vérité est au-delà, dans ce qu’ils taisent, ne peuvent traduire. Quand donc je dis « Je t’aime » … C’est si peu dire!



Hi Han, Hi Han!

Hi Han, Hi Han!
A crié le maître
Dans la classe des ânes.

Mais que fais-tu là?
Espèce d'ignorant,
Juste bon à paître!
Ce n'est pas comme cela
Qu'on devient un âne.
A-t-on idée, à ton âge!

Et le pauvre Martin,
Refoulant son chagrin,
A été puni.
Et, tout penaud, dans le coin
Pauvre Martin
A sur la tête ... un bonnet d'Homme!

De Ganaëlle à Bon-papa

De Ganaëlle à Bon-papa

Toi qui n'as pu me connaître
Parce que trop tôt parti
Et moi qui fut lente à naître
Qui n'ai pu réchauffer ta vie

Nous nous serions beaucoup aimés

J'aurais été pour toi
Un appel à vivre
Tu aurais été pour moi
Un bel exemple à suivre

Nous nous serions beaucoup aimés

Mais un triste soir d'hiver
Pour toi le fil de vie a cassé
Et si du décor tu connais l'envers
Pour nous tu ne seras jamais du passé

Nous nous serions beaucoup aimés

Maman souvent te racontera
Et je pourrai bien te connaître
Ces souvenirs que mon coeur écoutera
En mon esprit ton image feront naître

Et je pourrai enfin t'aimer