Le mardi sur son 31 #4

Ce rendez-vous hebdomadaire, que j’ai découvert chez Lire&vous,  a été proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement, le mardi, de proposer une citation de la page 31 de sa lecture en cours… Cela peut être intéressant, ne nous en privons pas!

Cette semaine, Tu verras Maman, tu seras bien de Jean Arcelin

Les maisons de retraite sont peuplées de femmes et d’hommes admirables, modestes, petites mains nourricières, héros inconnus, qui chaque jour, tissent la chaîne humaine, en prenant soin de personnes âgées vulnérables. Ils offrent leur énergie, leur patience, avec le sourire, naturellement. Beaucoup incarnent l’abnégation. Ils nettoient des corps usés, souillés, écoutent des cerveaux blessés, avec cœur et méthode, tout simplement. […]

Dans les maisons de retraite, il y a aussi des connards, des psychopathes, des imbéciles, qui se défoulent en utilisant leur pouvoir. Mais ils sont rares, une exception, quelques moutons noirs qui parfois font des dégâts, avant d’être démasqués, rejetés tôt ou tard, grillés avec fracas par la majorité admirable.

Le mardi sur son 31 #03

Ce rendez-vous hebdomadaire, que j’ai découvert chez Lire&vous,  a été proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement, le mardi, de proposer une citation de la page 31 de sa lecture en cours… Cela peut être intéressant, ne nous en privons pas!

Cette semaine, « Trois secondes« , un livre qui semble s’annoncer comme un bon thriller…

Il était assis sur le sol, appuyé contre les cartons et le mur. Il était en deuil depuis près d’un an et demi, maintenant, oscillant entre la dépression nerveuse et la folie.Cela avait été une période terrible […] Mais au milieu de toute sa souffrance, ce visage portait une sorte de détermination, une résolution qui n’y était pas jusqu’à présent. Quelques cartons, un grand vide sur une étagère, ce genre de choses pouvaient traduire un soulagement inattendu.

_ Oui, j’avais quelque chose à te dire. On vient de recevoir un appel…

Elle sentait bien qu’il l’écoutait, avec cette intensité qu’elle avait presque oubliée.

_ Une exécution.

Le mardi sur son 31 #02

Cette semaine, je lis, entre autres livres, « De la race des Seigneurs » de Alain-Fabien DELON. Je ne peux, bien sûr, faire fi de l’image que son père a si longtemps et si souvent véhiculé… Je retiens donc, à la page 31, l’extrait suivant:

Nous avons ce truc-là, chez les Delval, ce sourire à décrocher les étoiles. Papa m’a transmis ça : une manière d’être, une lueur dans le regard, ce qu’on appelle une gueule. Belle gueule. Il aurait pu avoir n’importe quelle femme. D’ailleurs il les a toutes eues, mais aujourd’hui il est seul. Seul à en crever dans son immense château, à tourner avec ses chiens, à contempler les décombres de sa gloire ; comment peut-il avoir été si adulé, admiré, porté aux nues, et se retrouver parfaitement seul, sans une femme pour lui tenir la main, à l’hiver de son existence ?