De Sylvain Guillaumet

EAN : 9782889492572

162 pages

Éditeur : 5 SENS (19/03/2021)

Ma cote : 7 / 10

Ma chronique :

Un curieux petit livre à mettre en poche et à sortir dans le bus, une salle d’attente, en sirotant un petit café en terrasse ou avant de s’endormir. L’auteur, Sylvain Guillaumet, nous offre une kyrielle de mini-nouvelles (1OOO caractères, max !) sur tous les tons, les modes, les sujets. Drôles, tragiques, poétiques ou humoristiques, ces brèves font sourire et donnent à la lumière du jour une clarté qui invite à modifier nos regards souvent si sombres et à voir le monde en décalage, c’est-à-dire avec une bonhommie qu’on ne lui prête pas souvent.

Cela pétille, cela distrait, ravigote et touche au cœur. On sourit à l’escalateur du far breton, à la démesure de la joie d’un caneton prenant son premier bain. On rit jaune devant la chambre stérile, on reste pétri quand on comprend le sens du titre et la poisse de savoir jongler. On frémit à l’image du dernier selfie et reste songeur quand un dictateur glisse sur une page de livre interdit. Mais, le plus souvent, on sourit face à cette capacité de regard de l’auteur sur ce qu’on a trop tendance à ne même plus remarquer. Tout y passe, le présent, le passé, le véridique et le légendaire, les catastrophes humaines comme les inepties politiques (Peut-être pourrait-on les mettre dans le même sac ?), le banal du quotidien, joyeux ou triste mais, toujours, un regard décalé, une chute inattendue, une envolée vers un ailleurs qui fait du bien.

La chance de ne pas en avoir, un kaléidoscope du quotidien, des instants croqués par l’auteur et restitués avec éclats.  Merci à lui pour ce Service Presse confié, j’ai passé de bons moments à découvrir ce livre au hasard des temps d’attente que le quotidien me réserve.

Curieux, plaisant petit ouvrage qui se consomme quand l’envie nous prend !

Ce qu’en dit l’auteur :

Un homo-sapiens dessinant son cauchemar. Un homme d’affaire coincé dans les toilettes d’un aéroport. Dans une maison de retraite, les retrouvailles d’un aide-soignant et du prince noir de son enfance. Une inconnue croisée dans le métro. Les personnages de Disney engagés dans une lutte sociale. Un courtisan du roi à la vue altérée et la prostate fragile…

Ces 250 micronouvelles de même forme (1000 caractères) sont avant tout une invitation à un voyage débridé. Les époques et les lieux sont traversés allègrement. On y croise des personnages de tout âge, de tout milieu, de tout caractère, de toute destinée. Les situations se succèdent dans une grande variété de tons : drôle, tragique, réaliste, poétique, pamphlétaire, intime, … Léger et virevoltant, ce ballet de contes n’est pas pour autant dénué de sens cachés et de

Un commentaire sur « La chance de ne pas en avoir »

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