De Jean-Benjamin Stora

Essai

Edition Librinova

EAN 9791026276555

390 pages

Ma cote 5 / 10

Ma chronique:

Toutes les maladies sont psychosomatiques. Quand le lecteur lambda lit ce sous-titre attribué par Jean Benjamin Stora à son livre L’être humain est une unité psychosomatique, il – le lecteur – a vaguement l’impression qu’il comprend que toutes les maladies, les crasses qu’il peut attraper sont dues à un coin de son fin fond d’esprit et que mieux que les médicaments, une bonne psychanalyse devrait lui permettre d’être une bonne fois pour toute débarrassé de cette maladie. S’en suit, une fuite en avant dans une grande réflexion psycho je ne sais quoi ou une fuite dans le déni qui lui fait fermer le bouquin et s’en remettre à son médecin.
Les propos de Jean Benjamin Stora, médecin patenté dans le domaine de la psychanalyse et déjà auteur de plusieurs livres de références, sont bien plus pointus que cette fausse première impression que peut avoir le lecteur. Dès l’entame de sa recherche, l’auteur rappelle que jamais l’esprit n’est la cause d’une maladie. Il peut y participer mais n’en est pas la cause. Son expérience lui fait plaider pour une approche globale de l’être, corps et esprit. Quand l’être est malade, son corps souffre mais il est bon de tâcher de connaître l’esprit pour comprendre pourquoi l’être, entité entière, souffre. Ses travaux s’appuie sur une déjà longue expérience, de nombreux cas sont cités en exemples et la réflexion qui guide sa recherche met en perspective la connaissance de l’être humain, homme ou femme, à travers tous les développements des différentes approches psychanalytique de l’histoire de la Médecine. le coeur de sa réflexion tourne autour des découvertes réussies de Sigmund Freud mais aussi de ses manquements, ses oublis, les raccourcis opérés par Freud dans son approche exagérément masculine de l’être humain, comme si la femme n’était qu’un homme insuffisamment accompli.
L’auteur développe aussi l’approche maternelle, la part de féminité qui, en tout être, homme ou femme, doit être acceptée et mise au service des patients à aider dans leurs cheminements vers la guérison. T

Tout cela est documenté, référencé, un proportion énorme des 390 pages est consacrées aux références de ce qui est avancé par Jean Benjamin Stora. Ce livre n’est pas un livre de vulgarisation. Il s’adresse à un public averti et capable de suivre les recherches scientifiques de l’auteur.
Ce n’est donc pas à moi qu’il était destiné. Je l’ai néanmoins découvert avec difficultés, certes, mais intérêt. Acceptant de ne pas tout comprendre et sachant que je n’aurais pas besoin d’activer des réactions professionnelles à la lecture de cet ouvrage, je me suis contenté de mieux sentir en quoi je suis constitué d’un corps et d’un esprit. En quoi la médecine qui m’aide à prendre en charge mes maladies peut se montrer efficace si elle se montre à l’écoute de ces deux constituants de ma personne et en quoi aussi je peux veiller à construire une vie la plus sereine possible, à la fois sans ruminer ce qui ne va pas et, tout autant, sans être dans le déni béat et non productif de ce qui peut devenir source de tracas, de stress et de grignotage intempestif d’un équilibre sain entre réactions du corps et de l’esprit.
Bien sûr, je reste persuadé que ce livre pourra intéresser les professionnels de la santé et les responsables de la formation dans ce domaine. Abonder dans le sens d’une prise en charge globale du patient est, on le sent bien, une démarche de plus en plus en cours dans le monde médical. Ce livre devrait pouvoir aider à développer cette qualité ajoutée aux soins dispensés.

Ce qu’en dit l’auteur:

Que faire face aux maladies et au corps malade ? Jusqu’à nos jours, la médecine allopathique ou des médecines complémentaires pouvaient répondre à cette question, mais en partie seulement. Soigner le corps en ignorant l’existence des défenses de l’esprit ainsi que l’environnement de vie des patientes et des patients ne peut conduire qu’à des soins incomplets. On ne comprend pas bien souvent les raisons des récidives et des rechutes ! Les défenses de l’esprit ou système psychique au côté des défenses du système immunitaire permettent à un être humain de mieux faire face à la maladie et de mieux se soigner. Nous devons exclure l’idée que l’esprit peut causer des maladies, il peut y participer sûrement, mais pas en être la cause. On doit toujours s’interroger sur la vie des êtres humains actuelle et passée pour comprendre de façon globale l’être humain, qui est, selon le nouveau paradigme que je propose, « une unité psychosomatique ». Je propose aussi que le rôle maternel du thérapeute aide à développer le système psychique qui, pour des raisons traumatiques ou carentielles, n’a pas réussi à se former ou très incomplètement. Cet ouvrage propose une nouvelle approche pour soigner les patientes et les patients : la psychosomatique intégrative interreliant le modèle alpha de la psyché, la médecine et les neurosciences.

Un commentaire sur « L’être humain est une unité psychosomatique »

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