De Michel Jans pour le récit,
Capucine Mazille pour les illustrations

Editions Mosquito (juin 2020)

BD

Ma cote : 6 / 10


Ma chronique :

Reçu dans le cadre d’une Masse Critique, je découvre ‘Le dernier ours de la Chartreuse’ de Capucine Mazille, pour les illustrations aquarellées et Michel Jans pour le scénario. Editée par Mosquito, cette bande dessinée est complétée par un dossier de 9 pages signées par Michel Philippe, paléontologue et présentant le Massif de la Chartreuse et les cavernes des ours qui ont été inventées (découvertes) par des spéléologues passionnés.
Car la Chartreuse n’est pas qu’une liqueur verte, c’est aussi une vieille, très vieille histoire de vie, de civilisations, de modes de chasse et de croyances. Le récit, imaginaire, fait la part belle au rôle que peuvent jouer les enfants, les femmes dans une société qui débloque et qui laisse les hommes adultes impuissants à régler les problèmes.
Il y a donc, dans cette aventure de Ogrour, gamin du clan et de son ourson Bilal, une série de traits d’humour, de clins d’œil à notre société depuis l’invention des skis, jusqu’à la lutte pour l’égalité des genres en passant par la composition, restant secrète, de la Chartreuse.
L’enfant lira l’histoire au premier degré, l’adulte traquera ces flèches piquant nos travers ou dénonçant l’abus de pouvoir des messagers des dieux.
Un regret, le découpage de l’histoire est fait au silex, voire même parfois au silex mal taillé. On quitte un plan, une scène en bas de page et tournant pour la suivante, on se retrouve ailleurs, sans lien, sans continuité. C’est parfois un peu déroutant.
Les illustrations sont elles assez typiques de ce monde des cavernes, un peu trolls. Cependant, les dessins aquarellés apportent une dimension étrange mais intéressante à ce récit ancré ici dans la préhistoire mais qui aurait tout aussi bien pu être raconté à une autre époque. L’enfant reste l’enfant, voulant imiter les adultes mais gardant encore un cœur pur et cherchant à (se) prouver qu’il est digne d’être considéré comme un partenaire de la tribu. (Mes petites-filles ne font rien d’autre lorsqu’elles revendiquent d’aider leur papa ou leur maman pour la préparation du repas familial.) Et c’est très bien ainsi !

Ce qu’en dit l’éditeur :

Ogrour et Arfath sont deux gamins qui vivent en Chartreuse 20 000 ans avant notre ère. Sont-ils si différents des enfants actuels quand il s’agit de sauver un ourson orphelin ?

2 commentaires sur « Le dernier ours de Chartreuse »

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