De Fred Vargas

Editions: J’ai lu (1996)

ISBN: 978 2290351 314

Ma cote: 7 / 10

Ma chronique:

« Un peu plus loin sur la droite » est déjà un vieux roman de Fred VARGAS (1996). On y rencontre ‘L’allemand’, Kheilweiler, cet ex-flic de l’Intérieur qui surveille le banc 102, partage sa vie intime avec Bufo, son crapaud et rappelle à la vieille Marthe que, pour les cruciverbistes, fleuve de Russie en deux lettres, c’est ‘Ob’…
Son regard aiguisé lui fera découvrir sur la taque de fer, au pied de l’arbre près du dit ‘banc 102′, ce qu’il reste d’une crotte de chien délavée par l’averse torrentielle de la nuit. Délicatement ramassée au creux d’une feuille de papier, il ira offrir sa trouvaille aux flics du Ve Arrondissement qui ne croiront jamais à son hypothèse : le petit bout blanc du coeur de la crotte canine est l’os d’une phalange d’un orteil qui fut longtemps rattaché à un corps humain, une femme s’il faut le préciser.
Libre d’agir puisque la police ne veut pas se mobiliser, Kheiweiler peut se lancer à la trace du chien et de son maître.
Il n’en faut pas plus à VARGAS pour nous entraîner de Paris en Bretagne, avec Kheiweiler et son flegme rouleau compresseur, ‘les évangélistes’, ses comparses formant un trio improbable d’historiens tous plus décalés l’un que l’autre. On y retrouvera Pauline, l’ex de Kheiweiler, le nouveau compagnon de celle-ci, le rival de ce dernier et le passé de ‘L’allemand’ qui remuera les souvenirs de ce dernier sans l’empêcher de suivre sa logique et de mettre la main sur le coupable.
Bref, un VARGAS digne de ce nom, avec toujours l’écriture décalée qui dit le penchant des choses, le côté de guingois de la vie avec des mots nouveaux, poétiques, simples et féroces.

Ce qu’en dit l’éditeur:

C’est place de la Contrescarpe que Louis Kehlweiler avise soudain une chose étrange sur la grille d’un arbre : un os humain. Ses recherches piétinent et sa curiosité le ronge. Obsédé, il quitte ses filatures parisiennes pour suivre une piste dans un village perdu sur les côtes du Finistère : Port-Nicholas et son café sur le port, où les langues se délient à mesure que montent les volutes de fumée.

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