de Armel Job

Editions: Robert Laffont (6/2/2020)

ISBN: 9782221246580

Ma cote: 9 / 10

Ma chronique:

Une fois de plus, Armel JOB nous mène dans un coin de son pays qui est aussi le mien. Pour son dernier roman, « La disparue de l’île Monsin », il a choisi pour décor la banlieue de Liège, Herstal, son pont barrage et ses rives de la Meuse. Pour qui connaît, il est plaisant de trouver dans le récit des repères sans pour autant tout identifier. En effet, des lieux, des établissements relèvent de la pure invention ou sont empruntés ailleurs. Pour qui ne connaît pas, l’atmosphère concoctée est cohérente, présente, dense, froide et brumeuse à souhait. Les personnages prennent naturellement la couleur de la grisaille du temps, des petits mensonges, des omissions et des suppositions fantasmées. Une ambiance Maigret, dirais-je. Et c’est un compliment ! Car, avec Armel Job, pas besoin de coups fourrés pour permettre à l’intrigue de virer sa cuti. Inutile d’attendre de ses héros ou anti-héros qu’ils soient ou trop haut en couleurs, en gueule et violence ou trop machiavéliques, vicieux ou fourbes pour endosser le costume de personnages de roman dignes de ce nom. Avec Armel Job, ils sonnent vrais. Pas toujours adroits pour négocier les tournants de la vie, encore moins ses tourments mais simplement et justement vrais.

Armel Job ne nous propose pas une enquête avec les clichés habituels des polars. Bien plus finement, il sonde l’âme humaine. Ses difficultés à vivre. Le poids d’un reproche que l’un s’adresse, l’élan de cœur d’un autre, les suspicions et préjugés qui circulent et, in fine, la question ‘à quoi bon vivre ?’

Adroitement, l’auteur y mêle des morceaux d’histoires qui ont émus les liégeois il y a quelques années : la mort par noyade de deux fillettes dans la Meuse et le décès d’un jeune papa plongeur qui a perdu la vie en recherchant les corps. Le roman est donc sous la coupe du drame comme il l’est sous la prise d’initiative d’un routier, loueur de piano qui prends l’initiative de s’arrêter et de tenter d’inverser le cours des événements… Et tout bascule !

Un bon roman à lire, à faire circuler et partager. Merci Monsieur Job pour cette incursion sur mes terres ! Et merci à NetGalley et aux Editions Robert Laffont. #LadisparuedelîleMonsin #NetGalleyFrance

Ce qu’en dit l’éditeur:

Hiver 2011. Deux petites filles se noient dans la Meuse. La plus jeune est tombée à l’eau et sa soeur, qui pourtant ne savait pas nager, a tenté de la sauver. Quelques jours plus tard, un pompier de Liège perd la vie en cherchant les corps. Liège, le 25 janvier 2012, 11 heures du soir. En pleine tempête de neige, Jordan Nowak, loueur de pianos, aborde le pont-barrage de l’île Monsin. Dans ses phares, soudain, une silhouette penchée sur le parapet. Jordan découvre une jeune femme hagarde qu’il emmène à son hôtel. Là, Éva lui confie qu’elle allait se jeter à l’eau. Le lendemain matin, elle s’est volatilisée. Que s’est-il passé ? Quel est le lien entre le fait divers terrible de l’hiver 2011 et cette disparition mystérieuse ? Chargé de l’enquête, le jeune inspecteur Lipsky y voit l’occasion rêvée de faire avancer sa carrière. Mais sa précipitation et son inexpérience vont entraîner toutes les personnes impliquées dans un tourbillon dévastateur révélant, comme toujours chez Armel Job, la vérité de l’âme derrière ce que chacun croit être et donne à voir. Impossible de lâcher ce thriller psychologique haletant qui nous emmène jusqu’à une question essentielle : qu’est-ce qui donne du sens à une vie ?

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