De Franck Bouysse

ISBN : 9782358872713

Edition : La manufacture des livres  (10/01/2019)

Ma cote :  9/10

Ma chronique:

Franck Bouysse, une plume noire qui illumine le désespoir et colore demain d’espérance.

Bouysse nous entraîne au cœur d’un monde où se vendent les enfants sans que le reste de la fratrie ne soit même assurée de s’en porter mieux. On pénètre un monde où le Maître et Seigneur peut, sous la coupe de la reine-mère, se poser au-dessus des lois et vivre pour le dessous de sa ceinture sans amour, sans passion, rien qu’avec violence et mépris pour une gamine de quatorze ans.  Un monde où le médecin n’est pas du côté du malade, où l’asile est fermé à tout, surtout à la chaleur humaine… quoi que, c’est là que de timides ouvertures prendront naissance pour que Rose trouve la force de continuer à se battre.

Cela semble noir, noir de chez noir. Et pourtant. Le lecteur devine que le combat de David contre Goliath, ici de Rose contre son acheteur, est une lutte où devra triompher un avenir.

Tout le livre est promesse d’embellie… mais à quel prix !

Le livre refermé, il me reste une amertume humaine. Je réalise que de telles situations ont pu exister. Ne nous voilons pas la face, que ces situations existent encore dans un monde dominé par l’argent, la violence, le pouvoir et ses pendants, la pauvreté et la rage d’en sortir et de reprendre le pouvoir sur son destin.

Franck Bouysse distille les mots, les idées, les faits avec finesse. Des mots, simples mais justes, une vraie plume merveilleuse d’émotion, de profondeur et de respect pour ses personnages. La noirceur du thème et son traitement renforce le message de foi en l’âme humaine.

Franck Bouysse, incontestablement, un auteur à suivre.

Pour la petite histoire, ‘Né d’aucune femme’ de Franck Bouysse était parmi les 5 finalistes du Prix Orange 2019. Le lauréat retenu a été Matador Yankee de Jean-Baptiste Maudet.

Ce qu’en dit l’éditeur:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile ».
– Et alors, qu’y-a-t-il d’extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
– Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
– De quoi parlez-vous ?
– Les cahiers… Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d’aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine.

3 commentaires sur « Né d’aucune femme »

  1. Ca fait un moment que l’envie me taraude de lire ce livre, mais je préfère attendre sa sortie poche (le temps de laisser retomber le soufflé des éloges pour pouvoir le lire d’un oeil moins exigeant). Cette chronique va me faire paraître l’attente encore plus longue…

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