Par Henning Mankell

ISBN : 9782757821628

Traducteur: Anna Gibson  

Éditeur : POINTS (10/02/2011)

Ma cote: 9 / 10

En 10 lignes, max! (Pésentation du livre par frconstant)

Henning Mankell signe ici un roman social. Les silences et solitudes consécutifs d’un ratage professionnel et humain se disent et se tissent à travers des mots simples, une écriture fluide et une amertume à fendre la glace. Le lecteur va pourtant se laisser porter par cette réflexion sur la vie, sur les promesses faites et la nécessité d’aller jusquoù il est juste et vrai d’aller… même si la vie doit basculer, même si la vie risque de reprendre ses droits. Un vrai et beau roman humain qui se laisse lire pour son histoire et ses silences interrogateurs!

Ma critique:

Henning MANKELL, connu et apprécié pour ses romans policiers et son inspecteur Wallander est aussi une grosse pointure dans le domaine du roman social, que ce soit par ses analyses fines du monde de l’Afrique ou celles de la société des pays de la froide Baltique.

« Les chaussures italiennes » (Ed.: Points, n°P2559) est un bijou d’écriture. Dans un style qui donne à voir et à imaginer, un verbe qui dit l’essentiel et laisse résonner les silences, Mankell nous conte le parcours de Frederik Welin, ancien chirurgien devenu solitaire, bourru sur son île. Dans un inconfort austère rimant parfaitement avec le ratage apparent de son existence, il vit entre sa maison, l’appentis, le ponton et son trou dans la glace. Pour compagnie, il n’a que son vieux chien, un chat, une fourmilière et sa solitude amère, à peine perturbée par les seules visites de Jansson, son facteur hypocondriaque .
Mais tout bascule lors de l’arrivée sur sa glace de Harriet, son amour de jeunesse. Mourante, elle vient lui réclamer l’accomplissement d’une vieille promesse: aller jusqu’au lac dont il lui a tant parlé alors. 

Et l’épopée commence. Traverser les paysages glacés s’avérera bien plus simple que de réemprunter les chemins d’une vie ancienne qu’il croyait sans surprise. Le retour vers son passé sera bouleversant. Il lui faudra apprendre à retisser des liens, à mettre des mots sur l’essentiel à partager et à « aller jusque là! » Pas plus loin, peut-être, mais jusque là.

A travers ce roman, ce sont les thèmes de la réussite professionnelle, du lien social, de la famille, de l’erreur et de sa réparation que Mankell aborde. L’histoire, pour le plaisir de lire, nous permet de nous laisser porter par la fiction… les silences du livre nous invitent à plonger dans nos propres relations aux autres, au monde et à nous-mêmes. Un très bon MANKELL!

Ce qu’en dit l’éditeur:

A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption.

4 commentaires sur « Les chaussures italiennes »

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