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Ce qu’en dit l’éditeur:

Un jour, j’ai dit : « Ils sont des milliers à dormir dehors. Quelqu’un pourrait habiter chez nous, peut-être ? » Et Fabrice a dit : « Oui, il faudra juste acheter un lit. » Et notre fils Marius a dit : « Faudra apprendre sa langue avant qu’il arrive. » Et son petit frère Noé a ajouté : « Faudra surtout lui apprendre à jouer aux cartes, parce qu’on adore jouer aux cartes, nous ! »

Pendant neuf mois, Émilie, Fabrice et leurs deux enfants ont accueilli dans leur appartement parisien Reza, un jeune Afghan qui a fui son pays en guerre à l’âge de douze ans. Ce journal lumineux retrace la formidable aventure de ces mois passés à se découvrir et à retrouver ce qu’on avait égaré en chemin : l’espoir et la fraternité.

Ma cote: 8/10

 

Mon billet:

Partir à la rencontre du Prince à la petite tasse, c’est partir à la rencontre de soi-même autant qu’à la rencontre de l’autre. le migrant, celui qui n’a que son corps à habiter, qui dérange plus par notre incapacité à communiquer avec lui que par ce qu’il demande, ce migrant, dans le récit d’Emilie de Turckheim, est un Prince délicat, sensible à la profondeur de la relation humaine comme l’était la Princesse au petit pois au confort de son matelas.
Reza, réfugié afghan, migrant du Monde en errance depuis longuement déjà, se trouve être accueilli chez l’auteure. Pas seulement hébergé, entretenu. Non, la maison lui est ouverte pour qu’il y soit chez lui, en partage de la vie avec la famille qui jusque-là squattait seule la place.
Suivre Emilie de Turckheim dans cette expérience « migratoire », tendre, poétique mais très enracinée dans le quotidien, sa réalité, ses combats, c’est se laisser bousculer dans nos habitudes, nos réflexions, nos croyances, nos peurs. C’est aussi, humblement, entrer dans le monde de l’autre, son passé, ses combats, ses expériences, son envie de communiquer, de partager, de se révolter contre la situation.
Avec humour, tact, humanité et humilité, l’auteure nous ouvre les yeux sur la question de l’accueil des réfugiés au sein de la société (et non seulement du territoire). Ce livre soulève, bien à propos beaucoup de questions. Il nous offre quelques réponses et une invitation à donner sens et réalité à des valeurs que l’on cite souvent sans toujours pour autant construire notre quotidien dessus.

Merci aux éditions Calmann-Levy et à NetGalley pour la découverte de ce livre et de cette auteure.

Citations:

 

A propos de l’auteure:

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , le 05/10/1980
Biographie :

Emilie de Turckheim vit et écrit à Paris. Elle publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres.

Étudiante en doctorat de sociologie à Sciences Po, elle est visiteur de prison à la maison d’arrêt de Fresnes et modèle vivant pour des artistes peintres et sculpteurs.

Son expérience de visiteur à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 « Les Pendus ».

En 2009, elle reçoit le prix de la Vocation pour « Chute Libre », son deuxième roman et le prix Bel Ami 2012 pour « Héloïse est chauve ».

Elle est modèle vivant pour des peintres et des sculpteurs, une expérience qu’elle relate dans « La Femme à modeler », paru en 2012.

En 2013, elle publie « Jules et César » et « Mamie Antoinette » aux éditions Naïve.

Elle reçoit le prix Roger Nimier pour « La disparition du nombril » (2014). « Popcorn Melody » est son huitième roman paru en 2015 aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Les références:

Emilie de Turckheim

ISBN : 2702158978
Éditeur : CALMANN-LÉVY (16/08/2018)

 

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