critiques des livres lus51uxsMqEwQL._SX210_Auteurs lus

Ce qu’en dit l’éditeur: [source: Babelio]

« Si rien ne pouvait nous sauver, ni l’argent, ni le corps d’un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement. »

Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qu’elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano.

L’amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste, sont les trois premiers tomes de la saga d’Elena Ferrante.

Ma cote:    5/10       

Mon avis:

L’amie prodigieuse (tome 1) signé Elena FERRANTE était, à mon sens, un bon coup médiatique, voire littéraire. J’avais apprécié cette histoire d’une amitié haine-amour, fusion-explosion, entre deux gamines se métamorphosant en adolescentes dans un Naples marqué par la pauvreté, la violence langagière et physique des rivalités de quartier sous la coupole mafieuse des caméristes qui font et défont les richesses, les honneurs, les premiers ou les derniers rôles.
Lina et Lenù m’avaient entraîné dans une histoire sociale, une époque qui a été la mienne dans un milieu assez différent de celui que j’ai connu. J’avais donc été très intéressé.
« le nouveau nom » (tome 2) m’a en revanche semblé assez vide, redondant, répétitif dans cet amour-haine, cette manière qu’a l’une de manipuler l’autre et l’habitude de l’autre de relire son histoire à travers une psychologie de bazar qui pose sans établir, note sans raisonner, dicte et édicte des conduites sans pour autant s’en imprégner. Bref, je trouve le deuxième ouvrage beaucoup trop long pour raconter le peu qu’il a à dire.
L’histoire de Lena et Lènu reste marquée par la violence, le sexisme machiste d’hommes qui se croient tout permis. Et c’est peut-être là le seul message intéressant de cet opus : la violence intrafamiliale et conjugale est une atrocité qu’il faut dénoncer et combattre sans répit. A part cela, les quêtes amoureuses de l’une comme de l’autre n’ont pas d’intérêt, les histoires de rivalités estudiantines non plus. In fine, ce livre manque de personnages à qui on voudrait s’identifier et, par rapport au tome 1, la présence d’une histoire sociale en pleine mutation passe tellement au second plan qu’on l’oublie … ce qui est particulièrement dommage.
Néanmoins, une tranche de vie dans une Italie des années soixante que d’aucuns trouveront probablement intéressante. de mon côté, je reste en attente de plus et même si je me promets de lire le Tome 3 pour confirmer ou infirmer mon impression du jour, je n’en ferai pas une priorité dans ma pile à lire de 2018.

Citations:

  •  Des mots : avec des mots on fait et on défait comme on veut.
  • les gens se racontent des histoires pour se défendre de la réalité.
  • Il faut peu de temps à une conviction fragile pour faiblir et finir par céder.

A propos de l’auteur:

 

L’auteur derrière le pseudonyme tient absolument à rester dans l’ombre et refuse par conséquent la publicité et les apparitions télévisées, acceptant seulement en de rares occasions les interviews écrites. Lors de celles-ci, elle a reconnu être une femme, mère de famille, et que son œuvre était d’inspiration autobiographique. En particulier, dans La frantumaglia, l’auteur révèle à ses lecteurs des aspects de la personnalité d’Elena Ferrante en lui donnant notamment une origine (mère couturière s’exprimant en napolitain) une date (1943) et un lieu de naissance (Naples).

Selon certaines hypothèses, il pourrait s’agir d’Anita Raja, éditrice et traductrice italienne de Christa Wolf en particulier, ou bien de son mari, l’écrivain Domenico Starnone.

Le 2 octobre 2016, dans quatre médias internationaux, Il Sole 24 Ore6 en Italie, Mediapart7 en France, Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung8 en Allemagne et The New York Review of Books9 aux États-Unis, le journaliste Claudio Gatti affirme avoir percé le mystère en observant une corrélation forte entre les droits d’auteur qu’Edizioni E/O, la maison éditrice d’Elena Ferrante, perçoit de ses ouvrages, et les honoraires que la société verse la même année à la traductrice Anita Raja. Ni Anita Raja, ni Edizioni E/O n’ont confirmé ou démenti cette hypothèse déjà envisagée depuis quelques années comme plausible par plusieurs personnes.

Lors d’un entretien non enregistré avec le journaliste italien Tommaso Debenedetti, paru dans le quotidien El Mundo (Espagne), Anita Raja a confirmé être Elena Ferrante.

Le lectorat est partagé entre curiosité et indignation en réaction à ce qu’il considère comme une investigation intrusive.

Une analyse scientifique basée sur la comparaison des œuvres d’Elena Ferrante avec un corpus de 150 livres italiens par 40 auteurs différents a attribué, sur la base du vocabulaire utilisé, la paternité des œuvres à Domenico Starnone. Ce travail d’investigation a été conduit par l’Université de Padoue et des experts de Pologne, France, Grèce, Italie, Suisse et États-Unis ont participé à cette analyse. Les investigations ont aussi conclu qu’il s’agissait du travail d’une seule plume, à savoir celle de Domenico Starnone (qui est aussi le mari de Anita Raja, traductrice qui avait été désignée par C. Gatti comme Elena Ferrante). Afin d’arriver à ce résultat, neuf méthodes différentes en attribution d’auteur ont été appliquées sur le corpus de romans italiens (recourir à une seule méthode étant trop peu fiable).

Quoi qu’il en soit, à mes yeux, c’est sous le nom de plume Elena Ferrante que ces romans sont signés et le reste a très peu d’importance.

Les références:

Elena Ferrante

ISBN : 2070197808
Éditeur : GALLIMARD (23/02/2017)

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