De Armel JOB

Editions: Robert Laffont (06/02/2014)

ISBN: 978 2221 140 915

Ma cote: 8 / 10

Mon avis:

J’ai beaucoup aimé « Dans la gueule de la bête », de Armel JOB, paru chez Robert Laffont (2014). L’histoire – tragiquement banale? – est celle d’un couple juif qui ont dû abandonner son commerce au coeur de Liège pour se cacher de l’ennemi. La vie est dure, dangereuse et le poids de l’absence de leur fille, recueillie comme orpheline par les soeurs, est intolérable. Le couple doit vivre caché. Elle a été placée par le réseau de résistance comme servante chez un notable; lui, dans la mansarde d’une brave veuve, Madame Tout-le-Monde. Mais voilà, en cette période de guerre, de disette, de manque de tout ou quasi tout, il n’y a que peu d’opportunités… Dès lors, il n’y a plus beaucoup de M. et Me Tout-le-Monde… il y a les aidants et ceux qui dénoncent, cherchant profit dans les pas de la bête, du pouvoir nazi.
Ce roman, basé sur des faits réels est situé dans l’espace (Liège) et le temps … mais n’est-ce pas le drame qui se vit encore un peu partout dans le monde aujourd’hui? Par idéologie, par opportunisme, par lâcheté ou par fidélité à leur passé chacun des protagoniste en terre de conflit n’est-il pas, souvent, ni complètement héros, ni total salaud…

On lit ce roman pour l’histoire, la petite histoire dans la grande; et au bout du récit, on s’interroge…
Et nous, qu’aurions-nous fait en temps de guerre?

Ce qu’en dit l’éditeur:

Qu’est-ce qu’elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l’abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s’appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n’était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu’en catimini… 
Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois anti-juives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n’en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l’occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d’Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l’on croit. 

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