Par Virgile Dureuil (Dessinateur)

D’après le récit de Sylvain Tesson

ISBN : 978 2203 206 942

Éditeur Casterman (06/11/2019)

Ma cote : 7 / 10

Ma critique:

J’avais terminé mon année 2019 par l’excellent titre « La panthère des neiges » de Sylvain Tesson. Un régal !
J’ai débuté 2020 par la bande dessinée « Dans les forêts de Sibérie » de Virgile Dureuil d’après le récit de ce même Sylvain Tesson.
Belle découverte pour la forme, petite déception quant au fond. En effet, comme lorsque je regarde un film tiré d’un livre lu, je me suis trouvé quelque peu forcé par les images que m’imposait le tracé du dessinateur. Ce n’est pas nécessairement ce que je me serais imaginé à la lecture directe du récit de Sylvain Tesson. Les personnages que je me serais imaginés seul m’auraient davantage accompagné dans ma propre réflexion sur l’isolement, la lutte contre les intempéries, la notion de survie et de méditation de celle que nous vivons dans nos quotidiens, nos cités, notre confort. Ma rencontre de l’altérité, hommes, bêtes, façons de vivre, s’est trouvée quelque peu limitée à l’espace imaginaire que me laissait les images fortes et justes choisies et peaufinée par Virgile Dureuil.
Je précise que Sylvain Tesson a déclaré : « Si ma mémoire savait peindre, cela donnerait ce livre. » Ce n’est donc pas au dessinateur que j’adresse un reproche, loin de là. Son dessin est net, fouillé, suggestif. le choix des couleurs rend à merveille l’âpreté des saisons glaciales ou le regain d’espérance d’un printemps libérateur. Quand on sait que c’est le premier livre signé par ce dessinateur, on ne peut que penser judicieux ce choix de Sylvain Tesson qui lui a fait confiance.
Aucun reproche donc, seulement un léger regret.
J’invite donc tout qui aime cet art loin d’être mineur qu’est la bande dessinée à découvrir et savourer ces images… et, au-delà, la profondeur des réflexions que suscite ce récit de Sylvain Tesson.

Ce qu’en dit l’éditeur :

Pendant quelques mois entre la fin de l’hiver et le début de l’été, Sylvain Tesson s’installe dans une cabane isolée au bord du lac Baïkal. L’écrivain entreprend alors la plus riche des aventures: un voyage intérieur au bout du monde, dans les forêts de Sibérie.

Pour prolonger en images l’un de ses récits les plus personnels, Sylvain Tesson a choisi le dessinateur Virgile Dureuil, qui signe ici son premier livre.

« Si ma mémoire savait peindre, cela donnerait ce livre. » Sylvain Tesson

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