Khaled HOSSEINI: Les Cerfs-volants de Kaboul

ISBN:9782264043573 

Paru le:05/08/2015 

Nombre de pages:405 

Editeur: 10/18  

Ce qu’en dit l’éditeur:

De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d’amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d’un pays dévasté : l’Afghanistan.

Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d’un riche commerçant, le second est le fils de leur Serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible.
Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n’esquissera pas un geste pour sauver son ami.

Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce la voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

Ma cote: 8 / 10

Mon billet:

« Les cerfs volants de Kaboul » est bien plus qu’une histoire d’amitié et de haine entre deux gamins, l’un riche et l’autre son serviteur. Une fiction d’égalité où deux enfants vivent et jouent ensemble … mais déjà avec l’élément destructeur d’une recherche d’une position de force chez l’un et d’une réponse « Ghandienne » étonnante, voire peu crédible, chez l’autre. L’histoire ira jusqu’à la trahison de l’un, par jalousie, lâcheté? Y survivra-t-elle?
Je ne m’attarderai pas sur la critique d’un scénario parfois cousu de fil blanc.Trop serait peut-être trop si le propos central du livre était la solidité de l’intrigue et du récit. Mais, en fait, l’histoire n’est presque qu’anecdotique.Le ton parfois mielleux du livre qui donne à penser à un conte oriental s’oublie très vite au profit du ton bien plus dramatique des comptes orientaux qui tressent les alliances, les défont, intègrent la culpabilité aux coeurs des fautifs et exacerbent les sentiments de fuites que chacun peut avoir vis-à-vis de l’autre avec, tout en même temps, cette envie de reconquérir l’innocence perdue et de revivre l’enfance.
Le tout nous est magistralement servi sur un fond de recherche de liberté, de succession de tyrans cherchant à développer leur pouvoir, même sur le dos du peuple. On ne peut plus se contenter, après avoir lu ce livre, des vagues souvenirs des conflits afghans que nous rapportaient nos médias et dont on disait ne rien comprendre tant cela nous semblait loin et étranger de nos quotidiens occidentaux bien installés dans ce qu’on pensait être un modèle de démocratie!

Les cerfs volants de Khaboul, une invitation à mieux voir le processus qui pousse les enfants à grandir, à se détruire, à souffrir et à tenter de restaurer les liens quand tout semble cassé. Peut-on tout de même garder espoir? le livre nous dit que oui… mais il nous invite à réfléchir à son prix!

Citations:

  • Si les enfants sont nombreux en Afghanistan, l’enfance, elle, y est quasi inexistante.
  • Nous n’en étions pas moins des garçons qui avaient appris à marcher ensemble, et cela, l’histoire, les ethnies, la société et la religion n’y changeraient rien non plus.
  • C’était toujours pareil avec les cerfs-volants. Vos pensées dérivaient en même temps qu’eux.
  • Vous n’avez pas idée de ce que signifie le mot « libérateur » à moins d’avoir vécu ça – vous planter devant des cibles (ndlr: humaines) et les cribler de balles à volonté, libre de tout remords, de tout scrupule, en sachant que la vertu, le bien et le droit sont de votre côté. En sachant que vous accomplissez une mission divine. C’est à vous couper le souffle.
  • Les enfants ne sont pas des livres de coloriage. Tu ne peux pas les peindre avec tes couleurs préférées

A propos de l’auteur:

Khaled Hosseini, médecin et écrivain américain d’origine afghane, est né à Kaboul, en Afghanistan, en 1965. Fils de diplomate, il a obtenu avec sa famille le droit d’asile aux États-Unis en 1980. Son premier roman, Les Cerfs-volants de Kaboul (Belfond, 2005 ; 10/18, 2006), a connu un succès phénoménal dans le monde entier et est devenu un livre-culte. Deux ans plus tard, Hosseini a transformé l’essai avec Mille soleils splendides (Belfond, 2007 ; 10/18, 2008), qui l’a installé définitivement au sommet de la littérature internationale. Après une attente fébrile de six ans, la parution de son troisième roman, Ainsi résonne l’écho infini des montagnes, a été saluée dans de nombreux pays comme un des plus grands événements éditoriaux récents.  Khaled Hosseini, est un .

[Sources: http://khaledhosseini.com/  et https://www.lisez.com/auteur/khaled-hosseini/ ]

4 commentaires sur « Les cerfs-volants de Kaboul »

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