315RUtTWh6L._SX195_Ma cote: 8/10

Mon billet:

« Simple » est un roman qui m’est parvenu grâce à la complicité bienveillante du tandem NetGalley, France et des éditions Stock.
Antoine Orsini, sur son île corse, voudrait pouvoir bénéficier de la beauté du site et de la considération de son village et de la famille. Malheureusement, lourdement chargé d’une trisomie 21, mongol, il n’est que le Baoul du coin! Existence peu enviable, objet de rejets permanents.

Alors, entre deux moqueries de la part des autres, deux volées d’insultes ou de gifles paternelles, deux poignées de pierres qu’on lui jette dessus ou tente de les lui faire avaler, le petit monde de Anton se résume à Florence, un amour platonique qu’il suit partout, et à qui il ne veut que du bien, alors même qu’on l’a accusera de l’avoir tuée.
Sa seule confidente, une chaise qu’il promène partout et à qui il se confie sans cesse. Ses proches, les quelques adultes qui l’accusent de tous les maux et une bande de gamins qui aiment l’approcher pour jouer à se faire peur. Triste cercle de vie!

Tout du long, le roman restera fidèle à la descriptions de ce monde haut en vocabulaires dissonants et pauvres en relation humaine, en confiance. Antonio vit donc en circuit fermé sur lui-même.

Sous la plume de Julie Estève, le Mongol, le Baoul, le trisomique 21 est bien moins souriant, communicateur dans le rire et ouvert à l’aventure complice avec des adultes que le Damien du 8e jour de Jacko Vandormael. Il est également beaucoup moins scatologique et replié sur le petit monde du dévoué papa de Robinson qui, à la fois protège son fils handicapé et l’ouvre à la vie.
Trois livres, trois enfants trisomiques, trois portraits bien différents et, pour autant, trois portraits justes et émouvants. Il en résulte, ici dans ce livre de Julie Estève, un roman triste mais juste et touchant. Un cri lancé dans la faille qui, trop souvent, sépare nos esprits de nos coeurs. Un livre utile qui donne à réfléchir et à mesurer tout à la fois la chance que nous avons de ne pas être le Baoul de notre quartier et la nécessité à accueillir ces personnes en cherchant à leur donner une qualité de vie qu’ils méritent, basée sur le respect que chacun doit à tout autre. Un livre qui interroge notre humanité!

Ce qu’en dit l’éditeur:

On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

A propos de l’auteure:

Nationalité : France
Né(e) : 1980

Biographie :

Titulaire d’un DEA d’Histoire de l’Art à l’Université Paris IV-Sorbonne (2004), Julie Estève est journaliste spécialiste d’art contemporain.

Elle est auteur de catalogues d’exposition, de contes pour enfants.

« Moro-sphinx » (2016) est son premier roman.

page Facebook: https://www.facebook.com/esteve.julie

Les références:

On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

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