De Emmanuel Carrère

ISBN: ISBN : 978 2070 437 825 


Éditeur : Folio (30/09/2010)

Ma cote: 10 / 10

Coup de coeur

Mon avis:

« D’autres vies que la mienne » de Carrère Emmanuel (lu dans la version Folio, 2010) est un livre complexe. Un narrateur y conte au moins trois histoires qu’il mélange à souhait. Celle de la mort tragique d’un enfant, celle du chemin lucide d’une maman vers sa mort et celle du narrateur. La demande, puisque il est écrivain, lui a été faite de rendre compte des sentiments, partagés ou non, des questions, des doutes, des moments de bonheur ou de découragement vécus par ces familles touchées par le Drame. Et, comme toujours avec Carrère, l’auteur, qui nous donne l’envie de l’identifier au narrateur du récit, y met beaucoup de lui-même… ou semble jouer à paraître y mettre beaucoup de lui-même…
Ses doutes sur sa légitimité à écrire, sa compréhension profonde et juste de la situation, sa capacité à traduire ce que ses personnages vivent vraiment, le décalage entre ses propres valeurs et préoccupation par rapport à celles de ses héros … pour le narrateur-auteur, tout fait farine au bon moulin. Et on sait combien la plume de Carrère est souple, efficace, prompte à nous emmener dans son histoire qui devient très la nôtre. Car on se surprend très vite à élargir les propos de l’auteur et à y intégrer ce que nous-mêmes avons vécu ou ressenti en observant des proches qui vivaient des tragédies semblables.
Alors, oui, le livre est efficace. Le livre est puissant. Et j’ai aimé, j’ai eu du plaisir et de l’émotion à le lire… même si les ficelles et mécanismes d’auteur y sont un peu trop visibles. A lire, tout de même !

Ce qu’en dit l’éditeur:

À quelques mois d’intervalle, la vie m’a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu’un m’a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n’écris-tu pas notre histoire ? C’était une commande, je l’ai acceptée. C’est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l’amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d’un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s’occupaient d’affaires de surendettement au tribunal d’instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d’extrême pauvreté, de justice et surtout d’amour. 

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