De Christophe Gavat

Éditeur : FAYARD (04/11/2020)
EAN : 9782213719757

408 pages

Ma cote : 7/10

Ma chronique :

Merci à NetGalley, France et aux éditions Fayard pour m’avoir permis de découvrir Cap canaille, le Prix Quai des Orfèvres 2021.

On le sait, ce prix vise à récompenser un récit plausible, trempé dans l’encre du vécu des policiers, enquêteurs et magistrats. Le jury étant constitué de gens du terrain, le roman primé est souvent un bon polar qui reflète, à travers des personnages fictifs, la complexité et l’ambiguïté qui trament la vie et l’humanité du monde des policiers comme des malfrats. C’est souvent sans prise de têtes mais bien ficelé. Pas étonnant que ce type de roman inspire des réalisateurs de séries TV propres à nous détendre en fin de semaine.

Le cru ‘Cap canaille’ est bon. Il se joue à Marseille, au sommet du Cap canaille, merveilleuse falaise de la cité phocéenne qui, de jour, offre un décor à couper le souffle sur ses calanques et, la nuit, un lieu parfait pour les amours adultères et les désamours entre truands qui se terminent en ‘Barbecue’, le point faible étant retrouvé calciné dans un coffre de voiture abandonnée.

Ce roman oscille entre la somptuosité de quelques palaces prestigieux de France et la médiocrité sordide des cités marseillaises. On y retrouve des cambrioleurs de haut vol, des petits sans-grades qui ne rêvent qu’à prendre le contrôle de la drogue dans les cités et des policiers obstinés à traquer les braqueurs malgré, et surtout peut-être, une certaine admiration pour l’ingéniosité et le style mis en œuvre pour dévaliser les bijouteries de luxe. 

Christophe Gavat, l’auteur, maîtrise son sujet. Le lecteur avale les 400 pages sans peine, tenu gentiment en haleine par l’intrigue bien ficelée sans être trop compliquée. Et, comme avec tout bon polar qui se respecte, il n’aura la solution finale qu’en fin de livre, opus qu’il refermera avec la certitude d’avoir passé un bon moment et dont, en gros, il oubliera l’histoire sans trop tarder ce qui lui donnera de pouvoir rouvrir un autre polar où, comme dans Cap Canaille, ce n’est pas tant le fond de l’intrigue qui compte que la dimension humaine des ‘gendarmes et des voleurs’ qui s’opposent.

Et cet aspect est bien rendu dans ce prix du quai des Orfèvres 2021. Bravo, Monsieur Christophe Gavat.

Ce qu’en dit l’éditeur :

Ancien du 36, désormais en poste à Marseille, Henri Saint-Donat est confronté à son premier «barbecue», règlement de comptes en vogue parmi les trafiquants de la cité phocéenne, qui consiste à enfermer un corps dans le coffre d’une voiture à laquelle on met le feu.

Flanqué d’équipiers hauts en couleur, le commandant commence l’enquête, mais la piste de la guerre des gangs ne donne rien. Lorsque l’identité de la victime est enfin confirmée, les choses prennent un nouveau tour : Henri a connu cette personne autrefois à Paris, et elle n’avait pas du tout le profil pour finir sa vie dans une voiture incendiée par des dealers marseillais …

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