De Armel JOB

Edition: ROBERT LAFFONT (01/02/2018)

ISBN: 978 2221 215 443

Ma cote: 7 / 10

Mon avis:

Une femme que j’aimais … avec un bémol à la clé !

Armel JOB n’a plus un nom à se faire, auteur belge affirmé et confirmé, il publie, cette fois encore chez Robert Laffont, un roman qui laisse la part belle aux traits psychologique de ses personnages et aux lieux, décors et coutumes que tout lecteur wallon ne manquera pas d’apprécier.  C’est d’autant plus agréable à lire que, donnant lui-même les quelques mots descriptifs nécessaires, l’auteur ne laisse aucun lecteur en rade et permet à chacun d’apprécier, par exemple, le bonheur incommensurable de déguster un cornet de frites trempant dans la mayonnaise copieusement servie par Nunzia, l’italienne, marchande de belgitude. 

Claude, vieux jeune homme solitaire, voit sa vie basculer lorsqu’il découvre sa tante Adrienne morte. S’agit-il d’une mort naturelle ? D’un accident ? D’un meurtre ?

Claude va mener son enquête, échafauder toutes les théories possibles, se laisser séduire par celles-ci, les suivre, s’y perdre, tout remettre en question et repartir en quête de la vérité. 

L’idée est bonne quoique pas neuve, toutes les écrivaines et tous les écrivains de polar, de thriller adorent emmener leurs lecteurs sur des fausses pistes.  Mais le récit tient la route … à défaut, peut-être, de tenir ses promesses. En effet, le procédé d’écriture est trop présent. La systématique de la découverte, devenant certitude pour tomber à rien obligeant Claude à une nouvelle découverte-certitude-tombant à rien lasse vite.  On se prend alors à lire pour seulement savoir qui, plus comprendre le comment et le pourquoi psychologique. Dommage. 

Ce roman « Une femme que j’aimais » n’a pas la force d’autres titres du même auteur tels « Dans la gueule de la bête », « En ton absence », « Et je serai toujours avec toi » ou, plus ancien, « Loin des mosquées ». 

Vivement le prochain titre que je ne manquerai pas de lire, Armel JOB restant un auteur à suivre!

Ce qu’en dit l’éditeur:

Un secret qui ne passe pas…
Chaque week-end, Claude, jeune homme au tempérament solitaire et à la vie un peu terne, rend visite à la seule personne qu’il aime rencontrer, sa tante Adrienne, qui habite une belle villa à la campagne. Adrienne a cinquante-cinq ans, elle est veuve, elle ne sort pratiquement jamais de chez elle. Mais sa douceur, sa beauté fascinent Claude, comme tous les hommes qui ont un jour croisé son regard.
Un samedi, Adrienne évoque un secret qui depuis toujours pèse sur son coeur. Elle voudrait le confier à Claude, qui refuse de l’entendre. Quelques semaines plus tard, il la trouve gisant sur le carrelage de la villa, morte. Accident ? Meurtre ?… Alors, seulement, Claude se met en quête de la confidence qu’il n’avait pas voulu recevoir. Cette quête va le mener sur les traces du passé d’Adrienne, chaque rencontre lui suggérant une réponse que remet en question la suivante…
Sur un rythme de thriller psychologique qui entraîne le lecteur de fausse piste en fausse piste jusqu’à la révélation finale, un magnifique portrait de femme où Armel Job explore avec le talent qu’on lui connaît les paradoxes de l’âme humaine, de la dévotion à la haine. 

Citations

  • Emporter un sachet de frites bien chaudes au creux d’une main, les manger dans la rue avec les doigts de l’autre main en faisant des mouillettes dans la motte de mayonnaise accrochée au coin supérieur du papier, c’est un des plaisirs les plus intenses que l’on puisse s’offrir et, même, un acte de foi dans l’existence. Les déprimés, les élégants, les prétentieux – toutes personnes qui grignotent la vie du bout des dents – ne mangeront jamais de frites sur le trottoir. Il n’y a que les optimistes pour se livrer en public à cette manducation jubilatoire.
  • Quand on a trouvé une solution à un problème, on ne se fatigue pas à en chercher une autre.

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