Les jours de mon abandon de Elena Ferrante

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Ce qu’en dit l’éditeur:

Olga, trente-huit ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Turin, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels domestiques. Quinze ans de mariage. Puis, un après-midi d’avril, une phrase de son mari met en pièces cette existence sereine et transforme Olga en femme abandonnée. Une femme rompue. Lâchée, brisée. Una poverella, comme cette voisine de son enfance napolitaine dont elle croit encore entendre les pleurs la nuit. Frappée de stupeur, Olga ne comprend rien au prétendu  » vide de sens  » de l’homme qu’elle a suivi à Turin, et pour qui elle a abandonné l’écriture. L’homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l’homme qui ne veut plus d’elle. Olga n’existe plus. Ou seulement dans sa lente déchéance, dans cette descente aux enfers où la terre semble se dérober sous ses pieds, et les événements se liguer contre elle : un repas de réconciliation se termine dans le sang, son garçon tombe malade, le téléphone est coupé sans raison, le berger allemand agonise, sans doute empoisonné, puis la porte de l’appartement se bloque de l’intérieur et Olga se retrouve enfermée… Le livre d’Elena Ferrante nous projette littéralement dans l’intimité d’Olga et nous embarque pour un voyage aux frontières de la folie. Par la justesse de son ton et son rythme haletant, Les jours de mon abandon
constitue une variation parfaitement maîtrisée et originale sur le thème de la femme abandonnée.

 

Ma cote: 6/10

Mon avis:  Bof!

« Les jours de mon abandon ». On y reconnaît la plume FERRANTE. Le récit à la première personne des grandeurs et petits bonheurs routiniers mais tendres d’une vie conjugale que rien n’aurait dû arrêter mais que le « vide » ressenti par Mario a brusquement fait basculer dans une absence, transformée en désir encore plus grand chez elle tandis que lui se révélait tel qu’il est, c’est à dire vraiment pas grand chose.
Elle, dès lors, sombre dans la solitude devenant folie. Lui, dans la bassesse et la fuite. Au milieu les enfants et le chien.
Ce roman est très proche de la réalité, tellement proche qu’il en oublie d’être transcendant. Il soulève peu de questions nouvelles sur la séparation au sein d’un couple et les violences que cela déchaîne. Il apporte encore moins de réponses.
Au final, pour ceux qui sont amoureux de l’écriture vive, explosive et quasi exclusivement centrée sur la personne du héros, « Les jours de mon abandon » est un livre qui doit paraître plaisant. Pour ceux qui aimerait un peu de profondeur, de réflexion autre qu’à fleur de peau, le roman est pauvre et l’écriture « spidée » de FERRANTE ne laisse pas le moindre répit pour un questionnement véritable dur l’identité humaine.

Les références:

Elena Ferrante

ISBN : 2070793192
Éditeur : GALLIMARD (02/06/2016)
Billet déjà publié par Frconstant sur Babelio et Sens Critique en janvier 2018